Éliminatoires Coupe du Monde 2026 : Les Grenadiers domptent la pluie, le blackout et le Nicaragua (3-0)
Rien n’aura pu éteindre la flamme des Grenadiers: ni la pluie battante, ni le black-out soudain qui a plongé le stade dans l’obscurité, encore moins les cris du public Nicaraguayen. Dans des conditions difficiles, l’équipe nationale haïtienne s’est imposée avec autorité face au Nicaragua sur le score sans appel de 3 buts à 0, s’offrant alors une victoire éclatante dans le cadre des éliminatoires de la Coupe du Monde 2026 (zone Concacaf).
Dès les premières minutes, la sélection haïtienne a donné le ton. Organisation rigoureuse, passes précises et pressing agressif : les Grenadiers ont rapidement pris le contrôle du jeu. Le premier but, inscrit avant la mi-temps, est venu concrétiser une domination nette et sans bavure. L’équipe haïtienne, sûre de sa force, a su imposer un rythme que le Nicaragua n’a jamais réussi à suivre.
Mais la soirée n’a pas été de tout repos. Alors que les Grenadiers menaient déjà, le ciel s’est soudainement déchaîné. Une pluie torrentielle s’est abattue sur le stade, suivie d’une panne d’électricité qui a plongé l’enceinte dans le noir complet. Pendant de longues minutes, joueurs et spectateurs ont patienté, incertains de la reprise. Le match a été interrompu, suspendu à la volonté du ciel et à la restauration du courant.
Lorsque les projecteurs se sont enfin rallumés, c’est une autre lumière qui s’est imposée : celle du talent haïtien. À la reprise, galvanisés par cette pause forcée, les Grenadiers ont frappé à nouveau. Le deuxième but est venu briser définitivement la résistance nicaraguayenne, fruit d’un jeu collectif maîtrisé malgré le terrain glissant. Le troisième but, inscrit dans les dernières minutes, a scellé une victoire éclatante et symbolique.
Ce succès n’est pas seulement une victoire sportive, mais une démonstration de résilience. Sous la pluie, dans le chaos temporaire du blackout, les joueurs haïtiens ont gardé leur calme, leur discipline et leur détermination. Ils ont joué pour l’honneur, pour la fierté et pour cette flamme nationale qui ne s’éteint jamais.
Le Nicaragua, impuissant, a subi la loi d’une équipe haïtienne métamorphosée, solidaire, et visiblement animée par un objectif clair : retrouver la grandeur de 1974, année mythique de la première qualification d’Haïti à une Coupe du Monde.
En sortant du stade, trempés mais souriants, les Grenadiers savaient qu’ils venaient de plus qu’un simple match. Ils venaient de prouver que même face à l’adversité les intempéries, la panne, le bruit, la pression , Haïti reste debout, forte et fière.
Une victoire sous la pluie, dans le noir, mais éclatante de lumière.
Berlande BERNARD