Mardis de la Nation : le directeur du FAES annonce des renouveaux
La 26e édition des Mardis de la Nation s’est tenue ce mardi 21 octobre 2025 à la Primature autour du thème « Relancer la solidarité nationale et l’action sociale ». Cette rencontre hebdomadaire, qui met en lumière les grandes orientations du gouvernement, a réuni plusieurs responsables, dont le Directeur général du Fonds d’Assistance économique et sociale (FAES), M. Serge Gabriel Colin, et le porte-parole de la Primature, M. Val Ené._
Dans son intervention, M. Colin a présenté une série de mesures visant à redynamiser les programmes sociaux de l’État. Plus de 85 000 ménages vulnérables bénéficieront, d’ici la fin de l’année 2025, de nouvelles allocations à travers le programme Kore Fanmi. « Le FAES veut renforcer la cohésion sociale et agir là où la pauvreté frappe le plus fort. Notre objectif est de redonner espoir aux familles en difficulté », a affirmé le DG. Un budget global de 2,3 milliards de gourdes a été alloué à cette phase.
Le directeur a également annoncé la relance de plusieurs projets d’infrastructures communautaires interrompus depuis 2023. Selon ses précisions, plus de 120 écoles, 45 centres de santé et 300 systèmes d’eau potable seront réhabilités dans les zones rurales au cours des prochains mois. « C’est une étape décisive pour améliorer les conditions de vie et renforcer la présence de l’État dans les territoires », a-t-il ajouté.
Pour sa part, le porte-parole de la Primature, M. Ené Val, a salué les initiatives du FAES et réitéré l’engagement du Premier ministre de transition, M. Alix Didier Fils-Aimé, à promouvoir la bonne gouvernance et la solidarité nationale. « Le gouvernement est déterminé à agir concrètement pour les plus démunis. Ces projets ne sont pas des promesses : ils traduisent une volonté ferme de redresser le pays », a-t-il déclaré.
Val a par ailleurs annoncé la mise en place, dès novembre prochain, d’un programme de suivi communautaire impliquant 1 500 jeunes bénévoles chargés de contrôler et d’évaluer les chantiers publics. Cette approche participative, selon lui, permettra de garantir la transparence dans la gestion des fonds publics et de rapprocher davantage les institutions des citoyens.
En clôturant son intervention, M. Serge Gabriel Colin a réaffirmé l’engagement du FAES à travailler main dans la main avec les collectivités locales et les partenaires internationaux. « Nous voulons que le FAES soit un moteur de changement social durable. La solidarité doit redevenir une valeur nationale », a-t-il conclu sous les applaudissements de l’assistance.
Laurore Michel