L’ancien président français Nicolas Sarkozy a réagi avec force après la confirmation de sa condamnation dans l’affaire dite des « écoutes » ou « affaire Bismuth ». Accusé de corruption et de trafic d’influence par la justice française, il a été reconnu coupable d’avoir tenté d’obtenir, par l’intermédiaire de son avocat Thierry Herzog, des informations confidentielles auprès d’un haut magistrat. Cette affaire, qui remonte à 2014, est devenue l’un des symboles de la lutte contre la corruption au plus haut niveau de l’État français._
Face à la décision de la Cour d’appel, Nicolas Sarkozy a déclaré qu’il ne baisserait jamais la tête. « Je dormirai en prison la tête haute », a-t-il affirmé, soulignant qu’il considérait cette condamnation comme une profonde injustice. Selon lui, il s’agit d’un procès politique destiné à ternir son image et à effacer son héritage. L’ancien chef d’État insiste sur son innocence et dénonce des méthodes qu’il juge contraires à l’esprit républicain et aux principes de l’État de droit.
Le procès, très médiatisé, a mis en lumière les liens étroits entre pouvoir politique et justice en France. Les juges ont estimé que Sarkozy avait effectivement tenté d’influencer un magistrat en échange d’un poste prestigieux, ce qui constitue un grave manquement à l’éthique publique. Malgré les recours de la défense, la justice a maintenu une peine d’un an de prison ferme, que l’ancien président pourrait purger sous bracelet électronique.
Cette affaire marque un tournant dans l’histoire politique française, car jamais un ancien président de la République n’avait été condamné à une peine d’emprisonnement pour corruption.
Cependant, Nicolas Sarkozy reste combatif et promet de se battre jusqu’au bout pour laver son honneur. Ses déclarations, à la fois fières et amères, traduisent la volonté d’un homme qui refuse de plier face aux juges et qui entend écrire lui-même le dernier mot de son histoire politique.
Laurore Michel